24 août 2017

C’est en 1961, alors qu’il mettait sac à terre sur le quai des Sables d’Olonne après une  campagne de 15 jours à bord du chalutier « Deo Juvante », que François-Marie Pailler répondit à l’injonction paternelle :

 

"François-Marie, tu seras pharmacien militaire !!"

 

Finis les rêves de journaliste, de traducteur à l’ONU, de patron pêcheur… mais comme il n’était pas de coutume dans la famille de discuter la volonté paternelle, à partir de ce jour, il a  toujours pensé que c’était par vocation qu’il exerçait le métier de pharmacien ou que c’était une application pratique de son sujet de philosophie de  baccalauréat :

 

"Dans quel sens peut-on dire que l’Homme n’est pas mais qu’il se fait ?"

 

Originaire d’un pays rude, situé en face de l’île d’Ouessant, pays balayé par les vents de Nord-Ouest et par les tempêtes, où l’on vit au rythme des marées et remonte le goémon de la grève à dos d’homme, François-Marie Pailler a eu une jeunesse marquée du sceau de l’ascétisme et conditionnée par deux évènements majeurs :

- il a été pendant huit ans le dernier d’une famille de trois enfants pour devenir le troisième d’une famille de quatre enfants ;
- il a côtoyé de très près la mort, à l’âge de 11 ans, lors d’un accident de vélo en Ecosse sans que cela ne lui redonne la place affective qu’il avait perdue au sein de la dite famille.

Quarante années d’exercice professionnel hospitalier s’en sont suivies où la compensation du goût de l’écriture a été  trouvée dans la préparation de cours ou de conférences, la recherche bibliographique ou la correction de manuscrits et où la presse parlée a été remplacée par l’usage du micro dans l’amphithéâtre...

Mais, quand fut venu le temps de quitter l’Institution, il lui a bien fallu faire le deuil de sa passion pour l’hôpital et de son affection pour tous ceux qui l’avaient aidé à assumer ses responsabilités. Libre, c’est alors vers l’écriture qu’il s’est dirigé et s’adonne à ce vrai métier  jusqu’à en avoir les yeux rougis, comme disait Honoré de Balzac.


Auteur de romans, de pièces de théâtre, de nouvelles, de poèmes et de rimes inspirées par les tableaux de son épouse, François-Marie Pailler développe avec son clavier une relation de confiance qui entretient et exacerbe son goût des mots.

Né le 17 février 1943, marié, père de trois enfants, grand-père de douze petits-enfants, François-Marie Pailler assume des fonctions électives communales de Maire adjoint à Chaville.